Publié dans Amour, Parentalité, Ressentis

Il est passé

1MHQQFAc_400x400 Hier, mon fils m’a envoyé un SMS pour me dire qu’il était sur Toulon et aimerait passer prendre quelques affaires.

Je lui ai répondu qu’il pouvait, mais qu’il ne m’en veuille pas, je préférais ne pas être là. J’en ai décidé ainsi sans aucune animosité ni émotivité débordante mais calmement, posément.

S’il avait choisi de passer quelques jours, nous aurions eu le temps de nous ré-apprivoiser, et l’émotion passée (pour moi), nous aurions pu discuter calmement.

Mais un passage rapide n’aurait fait que réactiver mes blessures récentes, et quand bien même j’aurais ravalé mes paroles, la porte fermée à nouveau derrière lui aurait été mortifère pour moi. Alors que tout va bien en fait. Il a choisi sa vie, et celle-ci est la mienne.

Il a très bien compris. Notre échange a été doux, gentil, compréhensif. Sans fioritures de sa part, un  » je t’aime » de la mienne.

Je suis partie me promener sur le marché aux Puces, et j’y ai trouvé des fringues vraiment géniaux, une « récompense » bien appréciée 🙂 .

Quand je suis revenue, peu de traces de son passage. Le chien n’a même pas semblé renifler, il ne connaît déjà plus son odeur.

Il est passé. Je vais très bien. J’espère que lui aussi.

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Publié dans Amour, Méditation, Spiritualité

Dépasser le scepticisme

11136688_1068522583161564_4678476453893411970_n Bien qu’issue de famille catholique, je ne pratiquerai  ni ne suivrai cette religion. Aucune d’ailleurs. Ce qui n’entache en rien mon profond respect des paroles de Jésus notamment. Je lis énormément de livres spirituels, empreints de sagesse (je suis heureuse d’avoir trouvé le Baghavad Gita hier à la médiathèque) mais j’ai encore du mal avec les écrits saints sur lesquels reposent les dogmes dont les messages m’apparaissent trop injonctifs et culpabilisants.  Mais j’y viens peu à peu d’une certaine manière en lisant des écrits de St François d’Assise et de Saint Augustin par exemple. Je suis toujours circonspecte devant les rituels qui m’inspirent plus d’ennui que de joie. Ils rendent la vie humaine mécanique et répétitive, sans compter que les profits commerciaux en usent jusqu’à écoeurement.

Je ne suis pas croyante non plus.

Je ne crois pas. Je SAIS.

Depuis que ma spiritualité est devenue centrale, profonde, enveloppante et inspirante, je n’ai plus aucun doute. Je trouve le monde matériel en somme bien irréel, car complètement factice et restrictif. Se cantonner à « croire ce que l’on voit », c’est rester aveugle dans la caverne de Platon.

La seule vraie réalité est notre intériorité, notre voix, nos écoutes, nos choix. C’est ce qui détermine le monde et le change. C’est la première chose qui nous éveille à la journée. C’est pourquoi maîtriser et diriger son mental vers de belles pensées d’amour, vers l’émerveillement déterminera notre Force intérieure.

Nos sourires, notre bienveillance et joie sont les rayons de soleil printanier qui viennent réchauffer la froideur humide des coeurs environnants et font renaître de nouveaux mondes colorés et vivants.

Depuis que ma Foi est sans faille, ma vie a drastiquement changé. Un autre monde s’ouvre à moi, véritablement. Je vois en pensées d’autres réalités plus vastes.

Depuis que ma Foi est sans faille, je ne ressens plus aucune solitude de l’âme, je ne me sens jamais seule. Mes humeurs s’égalisent et se renforcent. Je m’émerveille et remercie spontanément. Je ne vois pas les problèmes où il y en n’a pas. Et quand l’un d’entre eux émerge réellement, je l’aborde avec sérénité. Quand je n’arrive pas à le solutionner dans l’immédiat, je lâche prise. Ma Foi me donne cette confiance en ce que me proposera la Vie. Car je ne suis pas ce problème. Je Suis Infiniment Plus.

Bien sûr, j’évolue le plus sainement possible, ce qui facilite une vie sans problèmes. Mais je connais l’impermanence et l’accueillerai avec humilité.

Je considère désormais cette vie comme un merveilleux voyage qui nous sert à apprendre.

Chaque étape de ma vie fut un guide. Parfois, lorsque je médite, je m’amuse à me remémorer qui j’étais il y a dix ans, 20 ans, 30 ans. Le chemin que j’ai parcouru est juste himalayesque. En cela, la relativité du temps m’est perçue comme infinie. Je ne ressens pas mon existence comme un déroulement rapide, mais au contraire chargée de mille paliers. Je ne suis plus cette dame de 38 ans tétanisée, ni cette jeune femme de 28 ans, éperdue d’amour au point de penser qu’une grossesse palliera les manques, ni cette jeune fille de 18 ans, engoncée par la perte du père et l’incompréhension d’une mère .

Le départ de mon fils m’apporta la leçon de sa naissance : il n’est pas venu au monde pour pallier mes manques mais pour vivre sa propre existence, son propre voyage. L’amour dont j’avais besoin était là, en moi, autour de moi. Il avait toujours été là.

La Foi ne sert pas à se rassurer d’un Paradis ou à éviter l’enfer. La Foi permet d’aimer et de s’émerveiller dans le présent, et donc d’oeuvrer naturellement en toute éthique, sérénité, paix. La Foi délivre instantanément, elle n’attend pas l’au-delà. La Foi SAIT qu’elle ne comprend qu’une infime partie de ce monde et qu’en s’éveillant aux mille possibles, sa vie ne sera que miracles. Einstein le disait lui-même.

J’ai dépassé le scepticisme commun au monde occidental d’aujourd’hui qui sera sans doute d’ailleurs très vite ébranlé par les découvertes inaliénables de la physique quantique. Cette dernière a déjà prouvé l’interdépendance d’atomes séparés. N’oublions pas qu’il y a quelques centaines d’années, la vie microscopique n’existait pas, les engins volants étaient inenvisageables et que la Terre était plate. D’ailleurs, les scientifiques ne disent plus  » je ne crois pas en Dieu car je suis scientifique ». Ils seraient même convaincus du contraire (bien que cette énergie infinie puisse s’appeler différemment, ce n’est qu’un nom après tout).

Vivre m’exalte car je découvre et m’émerveille jour après jour. Quitter le moment venu mon enveloppe corporelle ne me fait plus peur car mon âme infinie continuera ce voyage. L’éternité, c’est Vivre. L’éternité, c’est apprendre. 

La Foi, ce n’est ni la Peur, ni la Suffisance de l’ego. C’est Vivre ce qui Est. Avec toutes ces merveilles et miracles.

 

 

 

 

 

Publié dans Home sweet home, Partages, Société

In my Hood

31092110_1659742130805669_4658902788640604160_o La Seyne sur Mer. Le Pont Levant sur le Port. Chaque matin et soir, je m’y promène avec Marley, dans la quiétude et béatitude.

J’ai longtemps rejeté l’idée de m’intégrer à la région varoise où j’habite depuis plus de 20 ans. Bretonne de naissance, je revenais d’un voyage de 4 ans des USA et ai « atterri » près de Toulon, car mon beau-père, alors encore officier de Marine, y avait été affecté. Ils sont repartis rapidement. J’y suis restée car j’avais rencontré le père de mon fils.

Longtemps, Je ne me suis pas sentie légitime ici. Je rejetais même cette région encore plus durement après la séparation car je la voyais comme leur ressemblant.

Je sais, c’est con.

Puis, j’ai lâché prise.

Aujourd’hui, c’est ma maison, mon lieu de vie, mon Hood.

J’y vis un paradoxe énorme : je loge en cité proche de la mer et profite de la côte d’azur. C’est d’ailleurs la région de tous les paradoxes : de beautés naturelles en quartiers dévastés et rongés par la saleté, de richissimes habitants en milliers de pauvres gens… Ici, on peut s’émerveiller devant une Villa ou un yacht et frissonner de dégoût devant les rats dans certaines rues et immeubles.

Il y a plus de 10 ans, l’homme que j’aimais m’avait un jour présenté un de ses potes en me disant au creux de l’oreille « le pauvre, il vit à la cité, sa femme est une mocheté qui se laisse aller ». Déjà, à l’époque, je trouvais un peu éhonté de juger l’existence de ce couple : forcément, mon ami était neurochirurgien. Mais le bonheur se résume-t-il vraiment au statut social et à la beauté manucurée d’une femme ? D’ailleurs, le grand tort qu’a eu cet homme est d’imaginer que j’étais tombée amoureuse de son « étiquette ». J’en avais rien à foutre. Il aurait été livreur de pizzas, j’aurais été dans le même état passionnel car c’était ce que je devais vivre  à l’époque pour dépasser des tas de névroses.

J’aime la Cité. J’y connais tout le monde et y partage des moments très forts. Je vis près de la mer, dans une autre petite cité mais travaille sur Berthe. On se connait tous, de 7 à 77 ans. On s’entraide, on s’embrasse, pas de chichis. Derrières les portes toutes moches, se trouvent de petits êtres qui bondissent de bonheur en me voyant. Des mères qui m’offrent leur pain tout chaud sorti des fours à brique ramenés du bled, qui me resservent du thé et des gâteaux à n’en plus finir. Qui me tiennent la main, me touchent, viennent contre moi. Qui bénissent cet instant. En bas des tours, je « check » les paumes des jeunes  » Christelle, c’est le sang ».

C’est mon Hood.

J’y rencontre l’humanité, l’humilité. Pas d’étiquettes, ni de statut social, ni de standing à respecter. On VIT. Et on rit.

J’ai pas honte. Je suis diplômée, issue d’une famille « bourgeoise ». Je me cultive chaque jour, je mange bio. Je ne bois pas, ne gueule pas, ne violente rien ni personne. Mais j’aime mon Hood. J’aime ma ville. Parce que j’y existe. J’ai la tête Haute, l’esprit tranquille. Je n’ai pas raté ma vie, c’est tout le contraire.

Je préfère de très très loin ma vie d’aujourd’hui qu’à l’époque où je vivais à Beverly Hills.

Et croyez-moi : si le reste du monde voyait mon quartier avec mes yeux et mon coeur, ce serait un grand pas pour l’humanité !

DSC_0920 Ce soir In My Hood : petit match impromptu entre jeunes du quartier, avant d’aller manger à l’assoc’ 🙂 

Vous en connaissez encore beaucoup de terrains investis en toute spontanéité ? çà se perd n’est-ce pas ? Sauf dans les quartiers…

Publié dans Amour, Partages, Sens

Notre mission

 

Ce matin, c’était Carnaval à la crèche de l’association…

Belle matinée encore au travail : j’ai passé un merveilleux moment à photographier les tout-petits de la crèche pour leur Carnaval avant de rejoindre les services civiques de 17 ans pour un temps d’échanges culturels. Thème du jour : la Liberté.

Au travail, je vogue et virevolte sur tous les pôles : Famille, Jeune, Enfance, Petite enfance.. Je le vis comme des bouffées d’amour à travers un quotidien de partages.

Mon contrat se termine fin juin, et je sais qu’il sera renouvelé jusqu’à fin décembre de la même manière : pas d’avancée ni de sécurité pour l’heure, les gels du gouvernement Macron ont sacrément fragilisé des associations comme la nôtre, mais nous gardons espoir et sommes en attente de retours financiers. De plus, le cheval de bataille de Borloo va ouvrir d’autres perspectives. Mais en attendant, la prudence s’impose au niveau gestion.

La période pour moi serait propice à la recherche de travail. Des postes de responsable pédagogique sont à pourvoir à la rentrée.

Mais voilà… Je n’aspire pas à rentrer dans la spirale hiérarchique par simple volonté sociale de l’ego qui viserait à s’élever « selon la norme ».

Notre société occidentale nous a fait occulter l’essentiel à force de dresser des modèles de compétitivité et de standing à atteindre : nous sommes tous faits pour quelque chose, nous avons une mission ici bas. Le moule « standard » est une entrave à notre Etre. Il ne répond qu’à un format d’une société à un instant T. Sommes-nous nés pour ressembler à des robots utiles à l’économie de marché ou avons-nous d’autres buts plus profonds, plus aspirants ?

La mienne de mission, je l’ai trouvée : chaque jour, je me ressource parmi les enfants de 0 à 18 ans. Je me renforce, m’humanise, me bonifie, me grandit, m’équilibre. Je donne sans rien attendre en retour.

Ma mission est juste Merveilleuse… Je me sens bénie et chanceuse..

Publié dans Amour, Parentalité, Partages

Choc à la Une

DSC_0791 Hier matin, alors que je descendais Marley pour débuter la journée, je regardais avec dépit la pile de prospectus jetés sur le bas côté de la tour. Comme souvent, ces malheureux distributeurs flanchent et laissent tomber leur travail ingrat. Quelle hérésie ces prospectus ! Une abomination environnementale ! Puis, mon regard a été attiré sur une chemise qui m’était familière. Je me penche, attrape le journal gratuit local et là … le choc ! Mon fils en première page du journal, une photo sans doute prise l’année dernière alors qu’il était au festival des Couleurs Urbaines !

Sur toutes les photos prises lors de cette soirée de concerts, le « journaliste » a choisi celle-ci !!

Je prie chaque jour pour que mon fils aille bien. Je le visualise en l’enveloppant d’une énergie de lumière, celle de mon amour bienveillant (qu’il le veuille ou non 🙂 Cette photo baignant dans la lumière n’est pas anodine. Elle est la réponse à ma foi, mon amour.

Ce fut l’occasion de joindre mon fils par mail, en lui envoyant la photo. Il a bien ri, nous avons bien ri. Il en a profité pour me dire qu’il allait très bien et qu’il repasserait par la maison prochainement « avant de bouger ». Je lui ai dit « Ok pas de pb ».

Détente.

Lien non rompu.

Je remercie Dieu pour tout cet amour qui m’envahit, dans l’acceptation, la compassion et la bienveillance.

 

Publié dans Animaux, Le bonheur, Nature, Partages, Travail

Quand le beau temps s’installe

Depuis quelques jours, le beau temps s’est enfin installé durablement, et j’en prOfite, prOfite… Je n’en perds pas une miette.. Lundi matin, avant de reprendre le travail pour la semaine, je suis même allée me promener sur un sentier littoral (le Brusc-La Coudoulière) varois, aux aurores, seule au monde avec mon petit chien.. Le bonheur suprême. Je regardais brièvement toutes ces maisons de luxe fermées qui s’imposent sur la rive, voulant posséder ce qui n’appartient à personne : la Beauté majestueuse de la Nature. Toutes ces maisons étaient fermées car ne servent sans doute qu’en temps de vacances. Et moi, j’étais là, humant et jouissant de cette Beauté, en toute humilité et joie profonde !

Aujourd’hui, j’étais avec de jeunes services civiques de l’association au lieu dit Le Pin Rolland  à ramasser les déchets avant qu’ils ne soient avalés par la mer (action menée par l’association environnementale Surf Rider). çà fait du bien de participer à de belles actions et de les partager. Je suis ensuite aller aider à un grand pique nique organisé par notre Pôle famille pour des étudiants universitaires de l’école des maîtres.

L’impression de ne pas avoir été contrainte à l’intérieur depuis quelques jours me rend vraiment heureuse. Je me sens libre dehors 🙂

Aujourd’hui, mon petit chien Marley, fête ses 6 ans 🙂

Bon anniversaire petit coeur ♥

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Publié dans Partages, Pensées

La douleur de ce monde

10264820_668881013149427_3450968653020434292_n *La douleur de ce monde Est et Sera, fut et perdurera. Tout comme le Beau. Notre conscience ne doit pas se concentrer sur une infime vérité car dans la plus atroce des douleurs, les êtres connaissent aussi leur amour de la vie. Etty Hillesum en parle magnifiquement dans son journal intime édité (« Une vie bouleversée ») alors qu’elle subit l’atrocité des camps de concentration.

Pour les animaux, l’indignation est de mise, c’est certain, mais j’ai appris à me dire : « fais ta part, fais ta part ». Ne rien tuer, ni même un bourgeon, voilà mon nouveau paradigme. Et surtout, ne pas baisser les yeux sur cette volonté, qu’importent les moqueries et critiques, qui pour ma part m’ont esseulées au fil des années (et pas qu’amicalement) parce que trop différente. Aujourd’hui, je ne le fais pas par rebellion mais par conviction profonde. Et puis, je m’attelle à tous ces êtres merveilleux comme Jane Goodall (primatologue exceptionnelle), à tous ces gens qui prennent soin d’eux et les sauvent, et je les remercie du Bien. Il y a des êtres merveilleux. Il y a la beauté de vivre. Et s’il y a anéantissement (de l’enveloppe charnelle seulement) alors, la paix surviendra, et un autre monde s’ouvrira, donc tout finit par être beau.

*Commentaire laissé dans un échange avec une amie ce matin. J’avais envie de le restituer .. Les jets de l’âme sont tout sauf anodins…