Publié dans Partages, Poésie

Roots

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Pourquoi j’aime mon travail ? Pour des moments comme ce matin où avec une jeune fille en Bac L, nous avons inventé une poésie en anglais sur un tableau de Frida Kahlo. Transmettre la beauté du monde et du sentiment humain, c’est quand même un sacré privilège. Je prends un soin particulier à m’occuper des 6-20 ans de manière individuelle dans mon job, l’expérience et l’âge me le permettent. Je travaille en qualité, en humanité, chaque instant pris avec un enfant, quelque soit son âge est un moment de grâce. C’est ainsi que je le vis et suis reconnaissante de pouvoir le vivre.

Alors, le poème, issu de notre échange, vaut ce qu’il vaut, mais Houda, la jeune fille, est partie, radieuse, et moi, je voulais immortaliser cet instant de grâce en y apposant nos mots ici :

ROOTS

Deep inside my heart

Right down to the Earth

Come to me Cherished roots

Enlighten me from the head to the boots

Don’t ever give up on my devotion

I’m offering you all my true emotions

Laying down close to your origins

Touching you delivered to any sin

I’m yours, you’re mine

Can’t imagine you out of my mind

Here’s my body, here’s my soul

Proud of giving you all.

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Publié dans Pensées, Ressentis, Tristesse

La vulnérabilité nous habite

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*

Mon fils commence sa formation lundi. J’en suis vraiment heureuse pour lui 🙂 Il débute ce qu’il veut devenir, il a une chance inouïe !

Comme tout jeune de 19 ans qui se respecte, il a laissé traîner nombre de démarches administratives qui le concernent malgré mes envolées dignes d’une lanceuse d’alerte et mes aides qui pallient, remplacent.

Mon rôle en tant que parent d’un jeune adulte est d’expliquer l’importance de la réactivité afin de mieux vivre les injonctions sociétales et autres passages obligés, malgré son  envie de liberté et autres rebellions.

Mais voilà, cela ne fait pas toujours sourire, et ce rôle est d’autant plus ingrat que nos instants de partages sont rares et j’aimerais éviter d’avoir à y jouer un rôle de lanceuse d’alerte qui me donne souvent l’impression d’être la chieuse de service !

Après un repas aussi inattendu qu’agréable ce midi ensemble, j’ai dû le presser de s’enquérir d’une démarche concernant son jugement pour le tag (depuis fin juin, nous ne savons toujours pas où et comment nous devons régler son amende). L’ambiance était tendue car le temps nous était compté, je devais retourner au travail et lui n’avait que cet après-midi pour régler certaines affaires laissées en jachère !

C’est dans un état d’esprit agacé que j’ai farfouillé dans son « accordéon » administratif pour y relire la dernière ordonnance pénale reçue.

Or, tous les papiers concernant ses nombreuses hospitalisations, tous les relevés des jugements d’affaires familiales qui furent d’âpres « combats » se dispersèrent tout autour de moi.

Et là, panique, angoisses, sueurs froides…. La souffrance réapparaissait contre toute attente…

Dans ma quête de bien être, je ne dois pas omettre que la souffrance fut, est et sera présente dans mon existence. Je ne peux pas toujours la nier, la dénigrer en rejetant les sentiments de vulnérabilité qui m’envahissent comme un signe de faiblesse.

Nous sommes juste humains malgré notre volonté du beau, de la paix, de l’évidence et de la cohérence. Car quoique l’on y fasse, subsiste en nous une part de nostalgie, de souffrances et de douleurs. Laissons les couler comme faisant partie de nous, sans victimisation outrancière, mais sans autoflagellation mortifère. Y trouver une fluidité est sans doute l’équilibre le plus fragile qui fait de nous des funambules..

Car oui, j’ai souffert, et j’en ai été irrémédiablement changé quoique j’ai pu m’en défendre ou vouloir. Tout comme cette petite fille de 7 ans dont je m’occupe actuellement, qui revenue après le décès de son père, est différente, je dois désormais composer avec ses silences et ses renfermements. L’impermanence de l’être…

J’ai forcément dû être différente après le décès de mon père lorsque j’avais 17 ans, après le kidnapping vécu à 19 ans etc.. Nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive.

L’important est donc d’accepter que la vulnérabilité nous habite, et de laisser sortir la souffrance légitimement sans l’alimenter. La laisser passer… Souvent, seule une nuit réparatrice ou une bonne méditation l’évapore un temps.

Je viens de visionner une vidéo ou un moine bouddhiste dit avoir choisi la vie monacale et pour ce faire, a abandonné sa femme sans regrets. Il dit aussi qu’aider les autres, c’est conserver la neutralité et donc, ne pas souffrir.

J’ai lu énormément de livres sur le bouddhisme et ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que dit ce monsieur.

Pour moi, le détachement ne veut pas dire manquer d’empathie et de compassion envers ses proches sous prétexte que la voie de la sagesse est de ne pas souffrir de l’affect. Le défi est justement d’être capable de créer l’harmonie dans une sphère affective aussi. Quant à aider les autres, c’est ce qui donne sens à la vie. Ce n’est pas agir « juste pour ne pas souffrir » mais pour être interdépendant et avoir sa place parmi les vivants. On peut accepter la souffrance, à condition de ne pas se victimiser à outrance ni de s’auto-flageller. On a le droit de souffrir, même le Dalai Lama pleure. Mais il faut le voir comme un courant d’une rivière qui s’éloignera forcément. Il ne faut surtout pas l’alimenter. Il faut se souhaiter d’aller mieux, se pardonner et demander pardon si l’on s’est mis en colère. C’est ce que j’ai fait à mon fils.

Je sais que mon chemin est encore long. Je ne suis pas comme Matthieu Ricard qui n’est en colère que 2 fois par décennie. Je me suis néanmoins énormément améliorée, je reviens de loin.

Mais voilà, il y a des jours où effectivement, seule une bonne nuit réparatrice adoucira les ressentis.

Bonne nuit alors…

* La photo provient de la page FB de « Qui voit Groix voit sa joie. » Je suis tombée dessus hier. Or, la maison aux volets bleus appartenait à ma famille paternelle, j’y ai passé 17 ans de ma vie. Nous avons dû la vendre pour aider ma grand-mère en maison médicalisée dans les années 90 car atteinte d’Alzheimer. Cette maison aura toujours une place importante dans mon coeur…
Publié dans Le bonheur, Sens

Arrêter le Reset

10982446_1042461755767647_7235651465969233019_nAujourd’hui, alors que mon fils me demandait comment j’allais, je lui ai répondu que je me sentais divinement bien depuis que j’avais lâché prise et accepté qui j’étais et ce que je faisais. Je lui ai dit une phrase assez bizarre sortie de nulle part : « Avant, j’étais en perpétuel Reset. Je voulais toujours tout recommencer comme si une nouvelle vie pouvait s’offrir à moi. Alors que tout était là, dans la fluidité du présent qui se justifie en Etant. »

Effectivement, avant ma révolution intérieure, je passais mon temps à élaborer des RESET vains et stupides. Recommencer ma vie ? Refaire ma vie ? Mais pourquoi ? En quoi devrais-je bafouer ce chemin qui est le mien et qui prend sens ? Tout ce qui m’est arrivé m’a amené à comprendre qui j’étais, ce qu’était la Vie, un cadeau inestimable, joyau de tous les instants dans le souffle d’un sourire, dans l’abandon d’un regard, dans les couleurs flamboyantes de la Nature inégalable. La Vie Est, avec ses souffrances incontournables, qui nous font réaliser encore plus fortement la beauté de ce qui reste en dehors de la douleur.

Une autre Vie ? Je m’y serai perdue, alors que là, j’ai la chance inouïe de m’être Re-trouvée. Je VIS tout simplement. Rien n’est plus important que cet instant à chérir comme chaque autre moment à venir et passé. Je me laisse porter dans la fluidité de la continuité, une existence qui s’écoule, toujours jeune même si elle me vieillit. Heureuse de faire partie du cycle immuable naturel et de m’abandonner à la simplicité de la Vie, d’Etre comme tout le monde, en mouvement mais Ici.

Tout prend sens. L’avenir est confiance. Mon présent le fortifiera naturellement.

Aujourd’hui, j’ai aimé et remercié : mes animaux contre moi, la gentillesse de mon fils, les mille partages des enfants, les sourires des inconnus du quotidien. J’ai admiré le ciel magnifique ce soir. J’ai plongé dans le livre « Etre au Monde » de Fabrice Midal, emportée par sa beauté poétique. J’ai souhaité le soulagement à tous ceux que je croisais.

J’ai arrêté le Reset un jour. Je ne sais plus quand c’était. Mais une chose est sûre : depuis, le disque de ma vie creuse ses sillons tourbillonnant jusqu’au dernier tour… Et çà me va très bien…

 

Publié dans Santé

L’éloge de la faiblesse

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 » Non mais t’as pas un compas dans l’oeil ! » « T’es pataude bon sang » ! Voilà sans doute les deux phrases que j’ai le plus entendues dans mon enfance.

Cela peut paraître anodin mais cela marque et détermine énormément de choses. Déjà, j’ai toujours manqué d’assurance, je n’ai jamais osé faire. Je me dévalorisais beaucoup aussi.

La géométrie à l’école a été un vrai calvaire. Des zéros pointés tout le temps.

J’ai chuté et me suis cognée d’innombrables fois.

A mon époque, cette prédisposition était appelée « nigaude ».

A celle de mon fils, le diagnostic fut éclairant : « Dyspraxie motrice et oculaire ». J’ai compris à plus de 30 ans que je souffrais véritablement d’un Dys prégnant, tout comme lui.

Le handicap n’est pas une tare. Il gêne et est une épreuve pour ceux qui en sont tributaires.

J’ai vu mon fils être moqué tant de fois à cause de ses tics (qu’il n’a plus désormais) que ce sujet m’importe énormément. Je suis intimement convaincue que si nous apprenions à nos enfants dès le plus jeune âge à respecter l’autre dans son entité, ses différences à travers l’empathie et la compassion, ces brimades seraient atténuées. En début de semaine, la fille d’une amie a été poussée dans les escaliers du collège et a fait deux roulades. La raison ? « Avance binoclarde! ».

Je conseille vivement la lecture du merveilleux livre d’Alexandre Jollien « l’éloge de la faiblesse ». On en sort grandi et plus humble, respectueux.

Aujourd’hui, j’assume « mon handicap » et y fais face. Cette simple table sur la photo que j’ai montée ce soir fut une vraie corvée avec ses pieds asymétriques, je m’y suis reprise à plusieurs fois et cela m’a pris une bonne heure pour un montage basique de 10 mns.

Mais j’y suis arrivée.

Quand j’en ai parlé à ma soeur et ma mère par messenger….elles se sont encore gentiment moquées « j’aurais aimé être là pour rire un bon coup ».. Cela ne me blesse plus, il s’agit d’ignorance, non de méchanceté, elles y voient ce qui me caractérise et en déploient une forme de tendresse à mon égard. Mais il est aisé de comprendre le chemin qu’il m’a fallu prendre pour restaurer certaines blessures. Quand on est jeune, pour se structurer et se construire, on a besoin d’assurance. Il faut attendre l’âge adulte pour que l’autodérision allège les difficultés et déride les situations complexifiées de fait.

Soyons vigilants envers tous ceux qui souffrent d’handicap. C’est de soutien et d’encouragements qu’ils ont besoin. Ne leur renvoyons pas nos propres faiblesses à la figure, ils ont déjà tant à surmonter. Apprenons leur la fierté d’Etre et la force de Devenir.

 

Publié dans Amour

Merci ma soeur

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Parce qu’il est bon de faire attention aux actions des personnes qui nous entourent . Elles ne pourront ou ne sauront pas toujours nous dire ce qu’elles pensent de nous , mais elles trouveront toujours un moyen de nous le montrer.

Passons beaucoup plus de temps avec celles qui nous font rire et sourire, celles qui nous comprennent, et beaucoup moins de temps avec celles qui se sentent contraintes de nous impressionner …
Le temps est un merveilleux cadeau : ne le gaspillons pas. (texte trouvé sur le net).

La distance sépare. Mais les vraies personnes sont celles qui continuent à vouloir créer du lien. Ma soeur, de par ses attentions, certes souvent matérielles (elle vient d’envoyer un ordi portable à mon fils) nous envoie de l’amour régulièrement. Et je lui en suis infiniment reconnaissante, au delà du don matériel. C’est ce qui me touche le plus.

Merci ma soeur ♥

Publié dans Art, Ressentis, Sens

Ecrire dans la simplicité

518GQZW3GVL Hier soir, j’ai été bouleversée en visionnant le magnifique film d’Angelina Jolie « D’abord, ils ont tué mon père ». Assez émue pour décider avant de me coucher de…supprimer ce blog. J’ai très mal dormi, comme errant l’âme en peine.

Ecrire ici est un dilemme constant que j’aimerais absoudre, mais ce n’est pas facile. Je me sens illégitime alors que des milliers et milliers d’auteurs nous font rêver.

Mais a-ton réellement besoin d’être doué(e) pour s’adonner à un art ?

Et puis surtout, écrire pose le postulat du nombrilisme régulièrement. Qui suis-je pour me raconter ainsi ?

Après une nuit torturée, j’ai pris mon courage à deux mains pour dépasser mes doutes.

Ecrire est un goût, au delà du nombrilisme. Depuis toute petite, je m’y adonne. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’exceptionnel ni de plus important. Je suis juste une personne qui aime écrire. Cela aurait pu être le dessin, la musique.

Avoir du talent dans l’écriture est une toute autre chose. Ne sont pas seuls légitimes ceux qui publient.

Des femmes comme Anne Franck, Etty Hillesum ou même plus proche Anne Dauphine Julliand ont raconté depuis leur coeur et âme leur quotidien, bouleversé par des drames, certes, mais elles ont écrit… par goût tout simplement. Ce que leurs témoignages sont devenus au regard des lecteurs, elles ne le maîtrisaient pas. On peut tout aussi bien rester anonyme et continuer à écrire. La fin en soi n’est pas le succès ni le talent.

Le meilleur exemple que je puisse donner à la nécessité d’écrire est sans doute le journal de ce breton Jean Marie Deguignet qui écrivit toute sa vie dans le plus pur dénuement et pauvreté à la fin du XIXème siècle, et c’est bien après sa mort que ses 24 cahiers ont intéressé un éditeur. Il n’en aura jamais rien su.

Ecrire, c’est aussi assumer en se mettant à nu, en quelque sorte. Bien sûr qu’actuellement, aucun drame ne jalonne ma vie, et j’en suis profondément reconnaissante. Mais j’ai conscience que rien n’est permanent, et que j’aurais mon lot de pertes comme tout un chacun. Le défi est sans doute de pouvoir aimer la vie, même si…. C’est sans doute cela qui me fait parfois peur dans l’écriture : saurais-je assumer le moment venu le tourment et en faire une magnifique ode à l’impermanence de la vie ?

Ecrire c’est aussi accepter la simplicité du coeur et de l’âme malgré la mise en lumière. On nous apprend que l’écriture est élitiste et qu’il faut être bien présomptueux pour prétendre y être légitime.

Mais c’est absurde. Je ne prétends rien et ne pense pas avoir plus d’ego en écrivant qu’en m’abstenant.

L’écriture est un goût. Tout simplement.

Ainsi je clos mes doutes quant à ma légitimité à écrire et continue ici.

Publié dans Pensées, Sens, Société

L’éthique, ma voie du bonheur

IMGP2279J’ai été élevée par une famille dans la plus pure tradition occidentale qui s’imprégnait des courants et modes comme paradigme absolu. Ma mère affirmait son importance et justifiait son rôle (qu’elle n’avait pas pas besoin de standardiser, nous aimer m’aurait suffi, mais je sais aujourd’hui qu’elle a voulu bien faire, ce qui est respectable et honorable d’une certaine façon..) en se tenant au fait des dernières tendances. Etre à la page était pour ma famille incontournable. Les samedis étaient consacrés aux séances shopping, les temps de pause café étaient dédiés au feuilletage du catalogue de la Redoute. Le western du mardi soir, le foie gras et chapon de Noel… Une famille complètement immergée dans les « mouvements actuels » et qui en somme, ne m’avait pas habituée à poser des questions sur les origines, les provenances, les causes et conséquences de nos choix consuméristes, entre autres. Le « c’est comme çà » était une valeur sûre. Mais malgré ce confort anesthésié, j’étais invariablement décalée. J’abreuvais ma famille de « pourquoi et comment ? C’est pas juste !  » Alors, l’image cruelle que l’on me renvoyait était celle de « la pataude, la nonne de service, la sans-goût etc... » ( à noter qu’aujourd’hui, même si ma famille ne l’admettra pas, je les ai éveillés à réfléchir autrement, et même s’ils ne laisseront pas complètement tomber leurs habitudes, je peux être fière d’avoir contribué à certains éveils chez eux :).

Forcément, jeune, je suivais le mouvement, bon gré mal gré. Sans conviction aucune. Je me réfugiais dans les livres, la seule évasion possible sans conflits ni moqueries.

J’ai passé mon existence à vouloir me fondre et me rebeller. In and Out, In and Out.. complètement paumée.. Bien sûr, ma vraie nature apparaissait çà et là, on me le pointait parfois méchamment : « tu t’habilles comme une nonne, tu es banale et ordinaire » sont les remarques que même mes soi-disant amoureux me balançaient régulièrement !

J’ai fait semblant, à rire dans des fêtes à la con, à boire du champagne les ongles manucurés, à danser dans des boîtes (rien que le terme en dit long sur nos emprisonnements). J’ai effeuillé les cintres des magasins, bu des cafés dans des Mc Do’s, j’ai fumé, baisé. Je ne me posais pas de questions. J’étais conditionnée, abêtifiée.

Et puis, laissée pour compte à élever seule mon fils, j’ai réalisé que ce n’était pas le célibat qui ruinait ma vie, mais la perception que la société en avait, et surtout mes efforts à « tenir le style de vie programmée« . Je m’évertuais à vouloir « un mec, faire carrière, une belle bagnole, vite vite vite, je devais faire comme tout le monde, rentrer dans le moule… »

Il y a 8 ans, après avoir été définitivement remisée comme une vieille chaussette par beaucoup, je décidais ENFIN, à l’aube de mes 40 ans, de prendre ma vie en mains !

J’ai abandonné la voiture, un gouffre financier insupportable, et un poids inutile. Je revis depuis, délestée, à lire dans les transports en commun, à marcher…

J’ai adopté mon premier animal dans la foulée. C’était mal vu dans mon entourage « çà pue, çà salit, çà coûte cher ». Depuis, je suis entourée de 3 animaux avec qui je partage tant d’amour; le soin, quant à lui m’est évident, sans contraintes et jusqu’alors peu onéreux grâce à une fondation pour animaux présente dans les environs.

J’ai laissé tomber la TV, les centres commerciaux. J’ai arrêté de fumer en 2012.

L’abstinence m’allant très bien, j’ai décidé de l’assumer et de ne plus m’adonner à des pratiques sexuelles. Voilà 8 ans que çà dure, je n’ai jamais été aussi aimante, bien dans mon corps, équilibrée et sereine que délestée de ces assouvissements sans fin.

L’éthique –à savoir le respect du corps et de l’âme de Soi et de tout Vivant en dehors du dogme religieux– est alors devenue pour moi une source de bonheur sans fin, un sens éclairant et éclairé, la Voie qui allait m’apporter l’équanimité, la joie.

Je décidais donc de devenir vegane et de ne plus cautionner des achats de matière première issus de l’esclavagisme. J’achète majoritairement mon alimentation dans une Biocoop, évitant les grandes distributions au possible. (Pour les matières premières, bien que je me vêts souvent aux Puces, je ne suis pas encore complètement affranchie des produits neufs).

Ce qui est bien dans la Voie de l’éthique est que l’on peut continuellement progresser, se bonifier.

Et au final, je suis acceptée pour ce que je suis et Respectée 🙂

Hier, je réfléchissais au fait que je continuais à consommer de l’alcool occasionnellement de manière « festive » même si je n’en achète jamais et n’en ai pas chez moi. Mes fausses raisons ?  » M’insérer socialement et partager un moment avec les autres« . Mais si j’arrivais à être intégrée sans manger de viande, ni baiser ni fumer, ne pas boire ne serait qu’une formalité.

Alors, voilà, j’ai décidé d’arrêter tout alcool, pour de bon. Et je sais que ce palier sera franchi, adopté, respecté car je ne le pratiquais que rarement.

Car l’éthique est la Voie du bonheur pour moi. C’est mon « y’a pas de mal à se faire plaisir« , ma paix, mon équanimité, ma Force. En toute LIBERTE ! 🙂