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Parce qu’une Vie, c’est pas rien

 

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Après Londres, 31 déc au matin : Quel bonheur de retrouver quiétude, douceur, tranquillité, paix, câlins et amour ♥ #homesweethome

Deux phrases ont bouleversé le cours de mon existence : celle de l’éminent Gandhi « Sois le changement que tu veux voir en ce monde » et une autre entendue il y a quelques années dans le film « No et moi« , somme toute assez anodine. Pourtant, cette dernière m’a considérablement marquée et est entrée en résonance au plus profond de moi : il s’agit de la phrase prononcée par la jeune Lou de 13 ans qui veut convaincre ses parents d’accepter d’héberger une SDF de 18 ans : « Parce qu’une Vie, c’est pas rien une Vie ».

Jusqu’alors, je m’épuisais à vouloir aider au plus large, à travers mon travail notamment (à l’époque, je recevais 200 jeunes en insertion chaque année dans un centre de formation). Je réussissais parfois, je reconnais avec le recul avoir modifié favorablement le parcours et les ressentis de certains. Mais je ne m’attelais pas à ces « réussites », je voulais toujours aider plus, ce qui me laissait le goût amer de l’échec en permanence, et donc de mon inutilité.

Désormais, je n’essaie plus « d’aider » à tout bout de champ mais je garde le cap de ce que je suis, malgré les moqueries, les rejets, les incompréhensions, l’isolement de facto. Quand lors d’un voyage comme celui de Londres que je viens d’effectuer, je suis obligée de cohabiter et vivre avec 19 jeunes aux antipodes complets de ce que je suis, la perturbation est grande et le chaos intérieur a fait rage jusqu’à mon retour hier. Mais la force que j’ai acquise m’a permise de ne plus l’extérioriser, ainsi, je suis la seule maître à bord et assume la tempête sans la cracher sur les rives de l’humanité. J’ai donc très mal vécu mon séjour car j’étais constamment en contact avec des personnes lobotomisées (et pas que les jeunes, la majorité des londoniens hyper connectés et individualistes n’affichait pas une meilleure attitude), conditionnées par les KFC, MC Do, vampirisées par le snapchat constant (comment font-ils pour supporter à moins de déclencher de sacrées névroses ?), complètement imbues du « style attitude », sans regard véritable sur l’autre, l’environnement (dans ses petits riens parce qu’ils ont Snappé les monuments) et hystériques face à la consommation de masse. Pendant 5 jours, cet environnement m’a complètement chamboulée, me projetant dans un monde devenu inconnu, violent, agressif pour moi. Je ne parle pas de la ville en soi car seule, j’y aurais trouvé mes havres de paix mais « du style de vie ». Je présume que tout ce « bruit » compense le vide de leur existence, leur incapacité à ressentir la pure vacuité qui est pourtant la source de notre équilibre, la porte de la fraicheur et de l’innocence qui nous permet l’émerveillement. Je crois que d’eux tous, j’étais celle qui avait gardé le plus l’âme d’une enfant malgré les apparences (et leurs regards moqueurs et dédaigneux sous-jacents). Oui, ce fut un véritable chaos mais j’ai tenu bon. Maintenant, se pose la question : « Suis-je prête à réitérer cette expérience? » la réponse aujourd’hui est « NON« . Donc, l’alternative d’un sens professionnel autre à trouver encore est toujours d’actualité.

La phrase de Lou a changé ma vision altruiste car aujourd’hui, je ressens profondément la préciosité de la Vie en chacun et je ne peux que la respecter et avoir envie de la protéger, d’où sans doute mon cheminement vers le veganisme. Et puis, désormais, ce que je donne comme amour au sein de mon foyer est source de bonheur constante : car lorsque je caresse mon chien, le dorlote, je ressens profondément l’importance d’aimer cette vie. A quoi bon aller chercher ailleurs quand je peux honorer cette Vie là ?

Retrouver mon foyer fut un bonheur indescriptible. Avoir eu un continent qui nous séparait était insupportable.

Je vais donc débuter l’année telle que je suis : dans la quiétude de mon quotidien, dans l’amour autour de moi, dans la paix et la tranquillité. Ainsi, chaque jour me ressemble et m’apporte Force et Vérités face aux vicissitudes et au chaos ambiant.


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Ce que j’ai pensé de Londres ? Voici ce que j’ai commenté sous cette photo émise sur les réseaux sociaux :

 J‘ai apprécié le patrimoine culturel à l’image de l’empire britannique qui bien que critiquable dans sa démesure reste historiquement incontournable. Mais j’ai trouvé les londoniens hyper connectés, tristes, sans sourire, impatients, agressifs verbalement. La grisaille m’a pesée et puis, même si les jeunes se sont régalés à faire du shopping sur Oxford Street, j’avoue ne plus fonctionner ainsi et avoir un regard critique sur ce monde qui uniformise, bêtifie et lobotomise à grands coups de domination mondialiste. Mais bien sûr, j’ai gardé mes impressions pour moi et les jeunes se sont régalés je pense. J’étais heureuse de retrouver l’azur de la côte méditerranéenne et la quiétude des gens qui se baladaient sur la promenade des anglais alors que nous nous rendions à la gare niçoise.

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Voilà…une page tournée, une année qui recommence..

Ce que je garderais de cette expérience de « séjour avec des jeunes de cité » est de me positionner encore plus dans mes vérités et de ne pas m’imposer d’aussi durs challenges qui auraient pu me mettre sérieusement à mal si je n’avais pas gardé sang froid et calme.

Je me suis épatée à défaut d’avoir été en colère contre tout ce que je voyais et subissais. C’est là l’essentiel.

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Publié dans Ressentis, Sens

L’esprit de Noel

DSC_0139 Cette semaine, j’ai aidé une maman en détresse chez elle. J’ai voulu la protéger d’une agression et ai pris des coups aussi. J’ai appelé les pompiers et ai mis en sûreté les enfants. J’ai aidé un jeune collègue qui s’était fait hacker son compte bancaire et était dépassé par l’événement ! Je l’ai accompagné au poste de police et à la maison des services pour qu’il puisse avoir les conseils d’un avocat gratuitement. Nous avons célébré deux fois Noel au centre de loisirs. J’ai participé à une ferme pédagogique au sein de notre crèche. Je suis allée au resto avec l’équipe et ma copine Adeline. Demain, je pars à Londres avec 15 jeunes. « Finger in the nose ».

Aucune nouvelle de ma famille ces deux derniers jours. J’ai essayé de téléphoner en vain, pas de réponse. Finalement, ils ont décroché. Ma mère m’a rappelée sans entrain car elle faisait sa quiche.

« Comment çà, même pas une petite déco de Noel chez toi ???!! Tu es rendue bien bas ma pauv’ fille… « 

Publié dans Amour, Animaux, Le bonheur

Le bonheur pour moi

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Le bonheur pour moi c’est Etre sur le chemin de l’éthique. C’est penser à ce qu’engendrent mes choix. Le bonheur n’a pas de sens s’il renie la souffrance de l’autre. Le bonheur pour moi, c’est l’humilité, la sobriété, la décence et la vertu. Ce n’est pas la perfection mais tendre vers…Cela hérisse le poil de beaucoup, cela provoque moqueries et rejets, mais voilà : petite, j’étais ainsi et ai subi le « mouvement », incapable de me positionner. Je m’y suis perdue et ai fait des mauvais choix. Je suis en paix désormais. Je sais au fond de moi aimer sincèrement mes proches et mon prochain, je souhaite le bonheur à chacun et comprends leur chemin personnel, les difficultés qui en découlent. Je ne ressens pas de culpabilités puisque je respecte autrui autant que je me respecte. Je vous souhaite une belle journée sur Terre faite de respect et d’amour.

24993466_1898681647127638_5760880333311064985_n Couvrir de bisous un agneau et lui demander pardon pour toutes les offenses humaines faites à l’encontre de son espèce.. 

Publié dans Amour, Documentaire, Education

Les pépites

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Je n’ai peut être pas fait « grand chose » ce soir mais je viens de visionner le film documentaire le plus émouvant de ma vie ! Je ne sais pas si on trouve l’humanité en dessous d’un sapin, mais dans cette école du Cambodge, c’est sûr, y’en a plein à râbord, et de l’amour aussi .Je suis heureuse d’avoir passé ma soirée avec eux, merci la vie ♥

Publié dans Ressentis, Sens

Besoin de purification

11174917_1079512098729279_6560987328241577609_n Hier, j’ai passé la journée clouée au lit, malade. A deux jours de partir pour Londres. GreAT…. Gastro, grippe ? Que nenni ! Une bonne gueule de bois Ouais ! Ah je peux être fière de moi ! La honte !!! Shame on me !

çà pourrait en faire sourire plus d’un ici : « çà va, çà arrive, c’est pas la fin du monde ».

Mais je ne le ressens pas ainsi ! Je déteste ce que représente l’alcool au plus haut point ! çà a gâché la vie de mon père et celle de mon ex. A bientôt 50 ans, je constate les ravages sur ceux qui s’y sont adonnés toute leur vie : ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, couperosés, jaunâtres, ternes, aux effluves lancinantes, le cerveau ravagé. Ils ont tous les mêmes gestes, les mêmes débits, pensant qu’en une pirouette, leur intelligence reviendra. On balance le bras d’un geste monarchique, et çà y est, l’alcoolique a parlé. Sa grandiloquence devrait cacher ses troubles ? Quel leurre ! D’un seul regard, je peux dire qui est profondément ancré dans l’alcool ! le maire de notre commune, Johnny Depp… bon, la liste serait très très longue. Ben pourquoi Johnny Depp alors ? Parce que je l’ai connu il y a 25 ans et ce qu’il est devenu me fend le coeur…

Bref, sur mon chemin de purification, bannir l’alcool est devenu central pour moi. Au quotidien, c’est aisé, je n’en achète jamais. Mais quand je sors, je me fais encore piéger. De mauvaises habitudes qui traînent, de ce paradigme qui nous fait stupidement croire qu’une fête ne « peut qu’être arrosée ».

Je me l’étais promise pourtant : plus une goutte d’alcool même en sortie ! Mais à peine arrivée à la soirée resto de l’association, un punch chatoyant baignant dans des fruits colorés nous attendait !

Alors, oui, je me suis amusée. J’ai serré tout le monde dans mes bras. « Ah, Si la vie pouvait être ainsi » !! Mais elle pourrait l’être bon sang ! Il suffit de nous déconditionner et de nous désinhiber! Pas besoin d’alcool pour çà ! J’y arrive plutôt bien en plus !!

Quand j’ai dit à quelques uns hier par texto que je rendais l’âme à cause de l’alcool, ils m’ont tous répondu « courage. Mais c’était sympa ! » Voilà, c’était drôle donc « l’alcool est super quand même » !

Pour moi, c’était la dernière fois et l’écrire m’encourage à m’y tenir ! Je me lance le défi de rire, serrer dans mes bras avec de l’eau plate à la prochaine fête !! C’est pas difficile !!

Mon coeur battait la chamade hier. Je me suis trouvée stupide de me mettre ainsi en danger ! Ce matin, je retrouve la paix, la douceur, la gaieté et le bonheur de vivre, dans les petits riens. Je suis de plus en plus équilibrée, je n’ai pas besoin de m’adonner aux substituts factices pour apprécier ce que je vis, au contraire.

En bas de ma tour, des jeunes boivent chaque soir. Ils refont le monde dehors, dans la crasse et le froid. Ils réchauffent leur âme dans la destruction. Quand je les croise lors du dernier pipi du chien, je les plains, être ainsi vautrés dans leurs propres déjections. Alors, je remonte dans la douceur de mon foyer. Je me couche emplie de bonheur et remercie la vie. Ce matin, j’ai pu apprécier mon réveil avec mon chien contre moi et ai remercié la vie. Hier, je survivais.

Beaucoup survivent.

Moi, c’est vivre que je veux expérimenter chaque jour.

A bas l’alcool !

 

Publié dans Pensées, Sens, Société

Pourquoi je ne fête pas Noël

noel present Cela fait des années que je ne célèbre pas Noel. Tant et si bien que le jour « fatidique » se déroulera paisiblement comme tous les autres.

Ce fut un cheminement, une réflexion commune avec mon fils (comme tout ce que j’ai entrepris ces dernières années), et aujourd’hui, ma « famille » accepte mon choix, sans reproches réels. Je ne dis pas que je ne serais pas sans aller leur rendre visite ces prochaines années à cette période, j’ai encore un petit neveu de 2 ans, mais voilà, je ne fête plus Noel. Et bizarrement, distanciée de tout ceci, j’en perçois la teneur « effet de masse sous couvert d’esprit à perpétrer » alors que cet « esprit » n’engendre pas de profondes modifications compassionnelles chez l’humain, tout au contraire (excepté chez ceux qui dédient cette nuit à distribuer de la chaleur humaine aux malheureux). Car acter sans se soucier des « dommages collatéraux » est le pire « mal » qui puisse nous arriver : cela s’appelle l’ignorance.

Mais bien entendu, je n’agis pas effrontément et irrespectueusement. Comme l’atteste le photo-montage ci-dessus, je participe avec le sourire à tous les événements de Noel de l’association. Sans cautionner, mais offrant ma présence et bienveillance quand même.

Mon rejet de cette fête est multiple. Donc, quand cette semaine, une de mes collègues m’a demandé pourquoi je ne fêtais pas Noel, voici ce que je lui ai répondu :

  • Ma foi n’est pas chrétienne malgré mes racines, elle est spirituelle. Je me suis intéressée à l’histoire de Jésus, ai beaucoup lu à son sujet, notamment le magnifique livre de Gérard Messadié « L’homme qui devint Dieu ». Je pense que cet homme était extraordinaire comme certains de nos contemporains (Gandhi etc..) mais ce qui en découla comme « religion » est un pur produit d’asservissement de masse qui engendra plus de guerres et de souffrances qu’autre chose. Je crois en l’énergie « divine » puisqu’il faut bien la nommer. La Création dans son Essence et sa Splendeur. J’essaie de l’honorer chaque jour, dans l’humilité, la sobriété, le respect éthique de tout vivant.
  • En tant que mère célibataire, j’ai souffert de devoir me séparer de mon fils petit au profit de sa famille paternelle. J’en ai pleuré. Avec le recul, je me suis rendue compte que cette souffrance aurait pu ne pas être si je n’avais pas été conditionnée à « ce bonheur axé sur l’Avoir et la Possession, cette part du gâteau absurde ».
  • Cette orgie de cadeaux est purement gerbante à tout niveau : à cause de la destruction de nos matières premières à des fins inutiles, de la pollution des déchets monstrueux  et à cause de l’hystérie pour l’Avoir qui n’engendre rien de bien spirituellement chez l’enfant.
  • Les décos de Noel sont majoritairement issues de l’exploitation humaine chinoise. Les conditions de travail relèvent de l’esclavage immonde.
  • Tous les produits, tels que le mica pour les paillettes ou le cacao sont aussi issus de l’esclavage humain, souvent infantile.
  • Le foie gras, prisé durant les fêtes est à l’origine d’une souffrance animale innommable. Les dindes proviennent d’élevages tout aussi immondes.
  • Le gaspillage de sapins éventrés, assassinés et terminant dans les poubelles urbaines me révulse au plus haut point.

L’esprit de Noel n’a pas de sens dans l’ignorance, le déni. On avance dans la compassion si on ose regarder la réalité. Cela n’enlève en rien le bonheur de vivre. Malgré ma lucidité, je sais remercier la vie chaque jour. Etre consciente du malheur donne encore plus de préciosité au bonheur. On se doit d’être heureux pour honorer ceux qui aimeraient pouvoir en dire autant. Mais le déni n’est pas la bonne voie. C’est en faisant un effort éthique dans la sobriété et l’humilité qu’on les respecte.

J’ai donc dit tout çà à ma collègue.

Elle a eu 30 secondes de silence après ma diatribe.

Puis a répondu :

« Ah, ben si tu t’arrêtes à çà aussi »…

………………

 

Publié dans Amour, Education, Parentalité, Société

L’éducation est la réponse.

22221864_905665049620950_1996056375354338450_n Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de bruit autour d’une vidéo devenue virale qui concerne un jeune ado américain, Kevin, pleurant devant l’objectif de sa mère au sujet d’harcèlements scolaires.

Voici ce que je viens de commenter, excédée par cette « mise en lumière » :

De mon point de vue, je n’aurais jamais exhibé mon fils ainsi. Lui aussi avait subi des moqueries à l’âge de Kevin car il avait le syndrome de la tourette. Je l’ai souvent vu pleurer ainsi. Montrer sa détresse au regard de tous aurait été inenvisageable !!!! Car je souffrais trop avec lui ! Mon combat, je l’ai mené sur le terrain, à dialoguer incessamment avec les équipes pédagogiques, les parents, les enfants pour que tout se passe au mieux. J’en ai passé du temps en périscolaire à faire en sorte qu’il ne souffre pas du regard de l’autre ! Mais en faire un cas viral « pour soi disant faire avancer » les choses…ouais, mais pas sur le dos d’un jeune ado qui se construit sur une estime de soi bafouée. Notre rôle parental est de le soutenir dans le respect et la dignité, en lui faisant aimer la vie, malgré tout, en l’aidant à se respecter soi et aussi les autres, qui souvent agissent par ignorance. Aujourd’hui, mon fils a 19 ans, n’a plus sa maladie et va très bien. A l’époque, l’émission « tellement vrai » l’avait contacté, j’avais refusé !

Bref, cas douloureux, et triste. Est-ce que çà fera avancer les choses ? C’est dans l’éducation et le coeur de l’humanité que l’on doit trouver les réponses, pas dans le spectacle de la détresse ! De mon sens, agir ainsi n’est pas faire Savoir mais continuer à alimenter une forme d’Ignorance. Car le bullying est issu de ce même paradigme. Et c’est cette base qu’il faut changer.