Publié dans Parentalité, Tristesse

Le miracle n’a peut être pas eu lieu

14956553_173559223106160_5842995941445898338_n Et si je m’étais fourvoyée à nouveau ? Et si je n’avais pas voulu VOIR depuis son retour de chez son père, par habitude de ses différences, de son atypisme ? Et si j’avais trop l’habitude de colmater pour l’excuser ?

Je me « réveille » doucement depuis quelques mois : il est et restera complètement atypique. Un syndrome de la Tourette s’accompagne forcément d’un léger Asperger, je l’ai toujours su. Cette dualité qui a toujours été la sienne : asocial mais souffrant de la solitude. Colérique et silencieux à la fois.

Je n’ai pas voulu voir quand on me disait qu’il lui manquait cette empathie nécessaire pour aller véritablement vers l’autre.

Je n’ai pas voulu voir que ses idéaux n’étaient qu’une excuse pour rejeter et détester.

Je n’ai pas voulu voir qu’il ne pouvait rien tenir sur du moyen terme.

La rupture semble proche. Il n’est plus seul. Il a des amis comme lui. Ces perchés et doux illuminés qui finissent SDF s’ils n’ont pas trouvé d’environnement apaisant et naturel. Cette frange difficilement palpable car « pas assez mais trop ».

Je me suis réveillée à un énième abandon de formation de sa part. A mes bras ouverts restés ballants, à cette fleur de vie asséchée de n’avoir pas reçu d’amour.

J’ai fait un dernier effort et avais accepté une de ses copines depuis jeudi à la maison. Et là, j’ai compris : la fille n’appréhendait même pas « que j’étais là et étais l’hôte ». Je n’existais pas. J’ai voulu mettre fin à cette intrusion malsaine ce matin, clairement mais sans grossiéretés. La fille est partie. Le sac à dos de mon fils aussi.

Mon coeur s’est brisé en mille morceaux. Cette douleur mille fois ressentie, à chacun de ses abandons.

Mais je me suis ressaisie vite : STOP ! STOP ! Je veux vivre tout autant que lui !

Alors, demain et après-demain, je réapprendrais à vivre sans colmater. Je continuerais à espérer qu’il trouve son environnement adéquat qui apaise son atypisme. Mais malheureusement, je crains qu’il ne se heurte à l’individualisme et au profit.

Mais qu’importe. Chaque chose en son temps. Il assumera ses (mauvais) choix, je continuerai à vivre. Et si le temps à nouveau viendra où il aura besoin de moi ou tout simplement, voudra « me rejoindre » alors, j’aviserai.

Pour l’instant, je veux vivre avant de ne plus y survivre !!!

Dans ces moments là, la solitude d’âme me pèse énormément…

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7 commentaires sur « Le miracle n’a peut être pas eu lieu »

  1. Je pense à toi et je te serre dans mes bras! La vie continue qu’on l’accepte ou pas. Je me le répète souvent comme un mantra : il faut choisir ses batailles. On ne peut pas se tenir responsable pour toutes les batailles du monde entier. Il reviendra éventuellement au bércail tel qu’un saumon qui retourne à la source. Tout ce que tu peux faire c’est prier pour lui (si tu y crois) et sinon lui envoyer de belles pensées. Mais tu devras poursuivre ton chemin! La vie n’attendra pas elle. Bisous

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  2. Nous sommes souvent impuissants devant les choix de nos proches. Je crois en effet que quand les bases sont solides, on y revient toujours.
    Je te lis et je pensais pas plus tard qu’hier à mes parente et ce à quoi ils ont dû faire face quand j’ai pris la décision de vivre et d’épouser le père de mon fils. Un tsunami. Un jour ma mère m’a dit « il faut que je vive ». Si elle s’était perdue elle aussi, je n’aurais pas pu compter sur elle par la suite. C’est un acte très courageux je trouve de dépasser son chagrin pour rester dans la lumière.
    De tout cœur avec toi pour ces instants difficiles et douloureux.

    Aimé par 2 people

    1. Oui, c’est aussi ce que j’avais fait quand il avait choisi son père et cela avait été profitable. Et je vais aussi choisir de vivre malgré la tristesse. Merci beaucoup pour ton commentaire. Je sais que j’ai été au bout de mon soutien. Ce qu’il en fera peut être positif comme négatif. Mais s’il avait été « sage », le négatif serait peut être arrivé d’une autre manière. Alors, je vais regarder ma tristesse en face, pleurer un bon coup et continuer à vivre. Merci beaucoup pour ton témoignage qui m’aide beaucoup ♥

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  3. Bon jour,
    On passe tous plus ou moins par ce genre de situation quand on a des enfants. En tant que parents il faut laisser les enfants tracer leur(s) chemin(s). Pas simple car on pense à raison que nous sommes les meilleurs guides. Ce n’est pas toujours vrai.
    Courage, après la tempête le beau temps, diantre 🙂
    Max-Louis

    Aimé par 2 people

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